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vendredi 14 janvier 2022

Enfant de salaud


336 pages
(18/08/2021) 


4.06/5   730 NOTES


RÉSUMÉ EDITEUR
Depuis l’enfance, une question torture le narrateur :
- Qu’as-tu fait sous l’occupation ?
Mais il n’a jamais osé la poser à son père.
Parce qu’il est imprévisible, ce père. Violent, fantasque. Certains même, le disent fou. Longtemps, il a bercé son fils de ses exploits de Résistant, jusqu’au jour où le grand-père de l’enfant s’est emporté : «Ton père portait l’uniforme allemand. Tu es un enfant de salaud ! »
En mai 1987, alors que s’ouvre à Lyon le procès du criminel nazi Klaus Barbie, le fils apprend que le dossier judiciaire de son père sommeille aux archives départementales du Nord. Trois ans de la vie d’un « collabo », racontée par les procès-verbaux de police, les interrogatoires de justice, son procès et sa condamnation.

jeudi 13 janvier 2022

Changer : méthode

336 pages
SEUIL (16/09/2021) 

4.32/5   167 NOTES

" Une question s'est imposée au centre de ma vie, elle a concentré toutes mes réflexions, occupé tous les moments où j'étais seul avec moi-même : comment est-ce que je pouvais prendre ma revanche sur mon passé, par quels moyens ? J'essayais tout. "
É. L.

mardi 11 janvier 2022

Avec toutes mes sympathies

 Olivia de Lamberterie

(22/08/2018) 


4.01/5   744 NOTES
Les mots des autres m’ont nourrie, portée, infusé leur énergie et leurs émotions. Jusqu’à la mort de mon frère, le 14 octobre 2015 à Montréal, je ne voyais pas la nécessité d’écrire. Le suicide d’Alex m’a transpercée de chagrin, m’a mise aussi dans une colère folle. Parce qu’un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux.
Moi, je ne voulais pas me taire.
Alex était un être flamboyant, il a eu une existence belle, pleine, passionnante, aimante et aimée. Il s’est battu contre la mélancolie, elle a gagné. Raconter son courage, dire le bonheur que j’ai eu de l’avoir comme frère, m’a semblé vital. Je ne voulais ni faire mon deuil ni céder à la désolation. Je désirais inventer une manière joyeuse d’être triste.
Les morts peuvent nous rendre plus libres, plus vivants. »

lundi 10 janvier 2022

Comment pourrais-je pardonner ?

Victor Rouart


(01/09/2021)

2.5/5   1 notes
Rescapé du Bataclan, Victor Rouart dénonce, au-delà de son parcours de reconstruction, le climat de « lâche soulagement » qui règne en France depuis la vague d'attentats, et appelle à un sursaut politique et citoyen contre le terrorisme. Victor était au Bataclan ce soir du 13 novembre 2015. Dès le début de l'assaut, une balle de kalachnikov lui transperce les deux jambes. Il vit le reste de la prise d'otage au sol, entouré de victimes. Récupéré par la BRI puis les pompiers de Paris, il passe « à quelques minutes de la mort », selon les soignants. La suite, ce sont de nombreuses opérations, des miracles accomplis par le corps médical, mais aussi des moments de doute, de douleur. Et le début d'une longue méditation : comment et pourquoi un tel attentat a-t-il pu arriver, en France, à notre époque ? Comment la République a-t-elle pu laisser s'installer un tel chaos sur son sol ? Qui sont les responsables ? Non, la résilience larmoyante et les bougies sur le rebord des fenêtres ne doivent pas constituer l'alpha et l'oméga de la réaction d'une nation face à des actes terroristes faisant plusieurs centaines de victimes. Non, la France ne pourra faire l'économie d'un débat en profondeur sur son identité et ses valeurs. Car réprimer le fanatisme, défendre ses citoyens et lutter contre le communautarisme n'est pas le propre d'une nation belliqueuse, mais bien d'un pays civilisé.

mardi 4 décembre 2018

Tous les hommes désirent naturellement savoir


ISBN : 2709660687 
Éditeur : J.-C. LATTÈS (22/08/2018)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Tous les hommes désirent naturellement savoir est l'histoire des nuits de ma jeunesse, de ses errances, de ses alliances et de ses déchirements. C'est l'histoire de mon désir qui est devenu une identité et un combat.

jeudi 21 décembre 2017

MON AUTOPSIE


Éditeur : STOCK (30/08/2017)
Note moyenne : 3.89/5 (sur 53 notes)
Résumé :
L'écrivain analyse sa personnalité, ses réflexions et sa vie. Il s'amuse de ses petits travers d'humain et propose de se réconcilier avec ces derniers, en les associant à un trait positif de son caractère, ainsi son orgueil et son humilité, son indifférence et sa sensibilité, sa poésie et sa cruauté.

mercredi 20 décembre 2017

UN LOUP POUR L'HOMME



Éditeur : FLAMMARION (23/08/2017)
Note moyenne : 3.8/5 (sur 81 notes)
Printemps 1960. Au moment même où Antoine apprend que Lila, sa toute jeune épouse, est enceinte, il est appelé pour l’Algérie. Engagé dans un conflit dont les enjeux d’emblée le dépassent, il demande à ne pas tenir une arme et se retrouve infirmier à l’hôpital militaire de Sidi-Bel-Abbès. À l’étage, Oscar, un jeune caporal amputé d’une jambe et enfermé dans un mutisme têtu, l’aimante étrangement : avec lui, Antoine découvre la véritable raison d’être de sa présence ici. Pour Oscar, « tout est à recommencer » et, en premier lieu retrouver la parole, raconter ce qui l’a laissé mutique. Même l’arrivée de Lila, venue le rejoindre, ne saura le détourner d’Oscar, dont il faudra entendre le récit, un conte sauvage d’hommes devenus loups. Dans ce roman tout à la fois épique et sensible, Brigitte Giraud raconte la guerre à hauteur d’un homme, Antoine, miroir intime d’une époque tourmentée et d’une génération embarquée malgré elle dans une histoire qui n’était pas la sienne. Et avec l’amitié d’Oscar et Antoine, au coeur de ce vibrant roman, ce sont les indicibles ravages de la guerre comme l’indéfectible foi en la fraternité qu’elle met en scène. 

lundi 29 mai 2017

Revenir du silence



Éditeur : JULLIARD (01/09/2016)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 4 notes)
Née en Bretagne au seuil de la Seconde Guerre mondiale, Michèle Sarde a longtemps tu ses origines. À travers le récit tardif de sa mère, Jenny, elle reconstitue le parcours de sa famille, de l'exil de Salonique et de l'installation à Paris, en 1921, à l'assimilation réussie dans la France des années trente. Mais les persécutions de l'occupation nazie contraignent Jenny et les siens à se cacher et à dissimuler leur identité. Jenny luttera alors de toutes ses forces pour survivre et protéger sa fille. Un traumatisme qui perdurera dans l'après-guerre et finira par les réduire toutes deux au silence.
Saga hors norme d'une tribu méconnue, les Sépharades de l'Empire ottoman qui, chassés d'Espagne par les Rois catholiques, s'étaient installés quatre siècles durant en terre musulmane avec leur religion et leur langue, ce livre est le fruit d'une démarche littéraire à la fois ambitieuse et originale. Michèle Sarde y entrecroise une enquête fouillée, un témoignage authentique et un roman haletant, poignant, et parfois drôle, sur le destin d'une famille prise dans la tourmente du sombre XXe siècle. Il soulève en même temps des questionnements contemporains sur la migration, l'intégration, la transmission et la résilience.

Arrête avec tes mensonges



Éditeur : JULLIARD (05/01/2017)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 217 notes)
Quand j'étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J'inventais si bien les histoires, paraît-il, qu'elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J'ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier.
Aujourd'hui, voilà que j'obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre.
Autant prévenir d'emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale.
Mais un amour, quand même.
Un amour immense et tenu secret.
Qui a fini par me rattraper.

La fille sur la photo



Éditeur : FLAMMARION (04/01/2017)

Note moyenne : 3.08/5 (sur 33 notes)
Quand elle accourt au chevet de Garance, la fille de son ancien compagnon, Anna doit faire face à tout ce qu'elle a cru laisser derrière elle. Le foyer qu'elle a fui et la place incertaine qu'elle y a tenue pendant dix ans. Son histoire d'amour avec le «grand homme», réalisateur de renom, qu'elle a quitté pour un admirateur plus inquiétant qu'il n'en avait l'air. Les trois enfants qu'elle a «abandonnés», après les avoir aimés comme s'ils étaient les siens. Les raisons de son départ, dont elle-même a fini par douter, et les traces qu'il a laissées dans le c?ur des uns et des autres. Est-il trop tard pour recoller les morceaux? Est-ce seulement souhaitable?Avec autant de vigueur que de délicatesse, Karine Reysset suit son héroïne dans sa quête d'identité et d'indépendance.

jeudi 27 avril 2017

Je viens d'Alep

Joude Jassouma - Je viens d'Alep - Itinéraire d'un réfugié ordinaire.

Joude Jassouma
Le premier témoignage d'un réfugié d'Alep qui a fui les combats et traversé la Méditerranée pour trouver refuge en France. Juin 2015, Alep sombre dans le chaos. Comme des centaines de milliers de civils, Joude Jassouma décide de fuir avec sa femme Aya et leur petite fille Zaine. Depuis trois ans, la Syrie a basculé dans la guerre civile. Les affrontements entre l'armée de Bachar al-Assad et les forces rebelles emmenées par les djihadistes du Front al-Nosra et de l'État islamique deviennent quotidiens. 
Joude, jeune professeur de français au lycée, refuse de choisir son camp dans un conflit qui n'est pas le sien. Avec sa famille, il se cache, déménage quatre fois pour éviter les bombardements. Puis se résout à l'exil. Des rives du Levant aux côtes bretonnes, en passant par Istanbul et les camps de refugiés de l'île de Leros, ce livre raconte l'exode d'un enfant des quartiers pauvres d'Alep, amoureux de Flaubert et d'Éluard. 
L'odyssée d'un héros anonyme qui, au péril de sa vie, a traversé la mer Égée à bord d'un canot en plastique en quête d'une terre d'asile. Pour la première fois, la plus importante crise migratoire depuis la Seconde Guerre mondiale nous est racontée de l'intérieur, à travers le regard d'un réfugié ordinaire. 

mardi 22 novembre 2016

Petit pays


Gaël Faye
En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite soeur, Ana, dans un confortable quartier d'expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce "petit pays" d'Afrique brutalement malmené par l'Histoire.
Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l'envahit, l'imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français... "J'ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles : le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l'après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d'orages... 
J'ai écrit ce roman pour crier à l'univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu'à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d'exilés, de réfugiés, d'immigrés, de migrants." Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d'un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. 
Nourri d'un drame que l'auteur connaît bien, un premier roman d'une ampleur exceptionnelle, parcouru d'ombres et de lumière, de tragique et d'humour, de personnages qui, tous à leur manière, tentent désespérément de survivre à la tragédie.
Note moyenne : 4.43/5 (sur 401 notes)

samedi 12 mars 2016

Journal d'un vampire en pyjama

Journal d'un vampire en pyjama par Malzieu
ISBN : 2226321829
Éditeur : Albin Michel (2016)

Note moyenne : 4.52/5 (sur 91 notes)
Résumé :
Journal intime tenu durant l'année où M. Malzieu a lutté contre la maladie du sang qui a altéré sa moelle osseuse et la mort personnifiée, Dame Oclès.

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle par Ormesson
D'Ormesson
 Pour se défendre dans un procès qu’il s’intente à lui-même, l’auteur fait défiler au galop un passé évanoui. Il va de l’âge d’or d’un classicisme qui règne sur l’Europe à l’effondrement de ce «monde d’hier» si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon. 
Mais les charmes d’une vie et les tourbillons de l’histoire ne suffisent pas à l’accusé : 
«Vous n’imaginiez tout de même pas que j’allais me contenter de vous débiter des souvenirs d’enfance et de jeunesse? Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu’on appelle des Mémoires.» 
Les aventures d’un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l’éternité, et qui nous emportera.